La chaleur de tes bras m'entourant
Tu sembles doux et dur à la fois
Quelqu'un t'observe et c'est moi
Sur ton épaule ma tête reposant
Ton ventre se soulève en redescendant
Au rythme de ta fragile respiration
Me rongeant d'une puissante tentation
De pouvoir te dire ce que je pense de nous
Sans réplique et complication de ta part
Sans discours d'attendre encore et plus tard
Mais, voilà que tes yeux s'ouvrent
Et ton sourire me prouve
Ce que ta langue refuse d'avouer
Je vois toutes mes paroles s'envoler
Vers un irréel ailleurs
Longtemps, j'enfermerai mes peurs
Pour attendre un signal inutile
Je garde cet espoir stagnant et puéril
Même si, au fond, je sais cette histoire sans lendemain
J'ironise sur mon sort chaque matin
En l'étirant à son maximum
Essayant de n'y laisser qu'un minimum




